Les Etats bénéficiaires du programme COI-ENERGIES renforcent leurs compétences en régulation énergétique

Dans le cadre du programme COI-ENERGIES, mis en œuvre par la Commission de l’océan Indien (COI) et financé par l’Union européenne, un cycle de formation sur la régulation énergétique a été organisé à destination de représentants des Etats membres de la COI bénéficiaires du programme chargés des questions d’énergie et issus du secteur public et privé.

Cette formation, dispensée par l’Ecole de régulation de Florence, avait pour objectif principal de renforcer les compétences des Etats de l’Indianocéanie en matière de régulation de l’électricité. Cet objectif s’inscrit dans l’une des composantes du programme COI-ENERGIES : élaborer un cadre réglementaire favorisant la production d’électricité d’origine renouvelable, à travers notamment des formations sur les meilleures pratiques de régulation.

La régulation énergétique consiste dans la règlementation du secteur de l’énergie, notamment en garantissant le droit d’accès aux réseaux d’électricité, dans l’optique de favoriser l’ouverture à la concurrence, ayant ainsi une action sur les prix. Cette régulation a aussi pour objectif d’appuyer la transition énergétique par une intégration des énergies renouvelables dans le mix électrique.

Le cycle de formation a permis aux participants de se perfectionner sur les notions liées à la regulation énergétique ; d’appréhender la manière dont les énergies renouvelables transforment le cadre de la régulation énergétique publique, avec un focus sur la nécessité, pour les Etats insulaires, d’adapter le cadre de régulation des énergies renouvelables à leur cas particulier.

De février à juillet 2017, la formation s’est déroulée en trois phases, mêlant théorie et pratique. La première phase s’est tenue au siège de la COI du 6 au 8 février dernier en présence de professeurs internationaux et de Jean-Michel Glachant, directeur de l’Ecole de régulation de Florence. La deuxième phase de la formation, sous la forme d’un cours en ligne échelonné sur 8 semaines jusqu’à juillet, a débuté mi-février. Pour conclure cette formation, un séminaire résidentiel a eu lieu au siège de la COI les 20 et 21 juillet. La dernière phase de la formation a été l’occasion de présenter des études de cas sur Madagascar, Maurice et les Seychelles. Au cours de ces six mois de formation, les participants ont pu échanger, discuter sur les problèmes rencontrés dans leur pays, les enjeux auxquels ils font face.

« Les Etats membres de la COI sont à des stades de développement très différents. Les problématiques ne sont pas les mêmes entre une île comme Madagascar et un pays plus petit comme les Seychelles. Les réponses à apporter au problème de l’accès à l’énergie sont donc de différents ordres. Mais même si les problématiques sont bien distinctes, les principes de régulation sont communs », a déclaré Hamada Madi, Secrétaire général de la COI.

Le programme COI-ENERGIES et l’Ecole de régulation de Florence signeront prochainement un accord de coopération, afin de continuer leur collaboration, notamment à travers un nouveau cours en ligne dispensé par l’Ecole de Florence sur « la régulation pour un accès universel à l’énergie ».

L’Ecole de Florence a d’ailleurs récompensé les trois lauréats de la formation, une Malgache et deux Seychellois, en leur offrant la participation à ce nouveau cours.

 

Enjeux énergétiques en Indianocéanie

Les pays de l’Indianocéanie sont particulièrement dépendants des combustibles fossiles (pétrole et charbon) : 80% de l’énergie produite dans la région provient de ces sources polluantes et importées. Un coût financier et écologique lourd pour ces petites économies insulaires, vulnérables aux effets du changement climatique.

Pourtant, la région dispose d’un fort potentiel de développement des énergies renouvelables, mais insuffisamment exploité. Or, le secteur des énergies renouvelables peut très concrètement contribuer à la croissance, à l’emploi, à l’innovation ou encore à l’atténuation des effets du changement climatique.

La diffusion des bonnes pratiques d’efficacité énergétique permet également d’apporter une réponse globale à l’enjeu énergétique.

C’est notamment dans le cadre d’une action collective et de la coopération régionale que les Etats membres de la COI seront en mesure de mobiliser les expertises, d’accompagner le partage de savoir-faire et d’outils, de sensibiliser les populations, d’impliquer les autorités publiques comme les opérateurs privés et les ONG, pour permettre de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de créer des emplois, de lutter contre la pauvreté et de faire de l’Indianocéanie une région authentiquement durable.

Les pays bénéficiaires du programme COI-ENERGIES ne sont pas au même stade concernant la politique et la stratégie énergétiques, ainsi que sur le cadre dans lequel le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique peut être amélioré.

Aux Comores, dans le cadre d’une réforme du secteur de l’énergie, le gouvernement a exprimé sa volonté de faire de la gestion de l’énergie, et notamment des énergies renouvelables et de l’efficacité

énergétique, une composante importante d’une nouvelle politique énergétique.

A Madagascar, une nouvelle politique énergétique, préparée avec le soutien de l’Union européenne, a été adoptée en 2015. Parmi les recommandations figure notamment la création d’un cadre règlementaire légal pour la promotion des énergies renouvelables.

A Maurice, la stratégie énergétique 2009-2025 met l’accent sur les énergies solaire, éolienne, hydraulique et la bagasse comme sources viables en alternative aux sources fossiles polluantes.

Aux Seychelles, le document de politique énergétique recommande l’établissement d’un régulateur énergétique indépendant et la promotion du développement du secteur des énergies renouvelables. Il propose également le développement durable du secteur de l’énergie, en se concentrant sur l’efficacité énergétique et l’énergie renouvelable pour ainsi réduire la dépendance au pétrole et renforcer la sécurité énergétique du pays.

 

Source: COI  

http://www.nation.sc/article.html?id=254969

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